56% des français favorables à la suppression de la loi contraignant les boulangeries et les dépôts de pain à fermer une fois par semaine

Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour la Fédération des Entreprises de Boulangerie (FEB), 56 % des français interrogés se disent favorables à la suppression de la loi interdisant aux boulangers et aux dépôts de pain d’ouvrir toute la semaine. La FEB interpelle les pouvoirs publics pour qu’un processus de révision de cette réglementation obsolète s’engage et que la liberté d’entreprendre soit accordée à tous les boulangers-pâtissiers.

Bien que les modes de consommation aient considérablement évolués depuis le début du 20ème siècle, des arrêtés préfectoraux inspirés d’une loi presque centenaire, promulguée en 1919, contraint toujours les boulangeries et les dépôts de pain à fermer leur commerce une journée par semaine. Interrogés dans le cadre d’un sondage réalisé par l’Ifop* pour la FEB, 87% des français souhaiteraient être en mesure de trouver du pain, quand ils le veulent et à proximité de leur domicile. 56% d’entre eux se déclarent favorables à la suppression de cette obligation.

A l’heure où le gouvernement entreprend la modernisation des règles encadrant le travail en France et où la libération des énergies constitue une priorité, il apparaît nécessaire d’accorder aux boulangers-pâtissiers qui le souhaitent la possibilité de travailler 7 jours sur 7, à l’instar d’autres professions (fleuristes, bouchers…) qui en ont légitimement le droit, afin qu’ils puissent répondre aux attentes des consommateurs. La FEB est pleinement engagée en faveur de la révision de ce cadre réglementaire et interpelle les pouvoirs publics pour que s’ouvre un débat de fond en la matière.

De nombreux artisans-boulangers sont régulièrement pénalisés par cette situation. La fermeture imposée de leur commerce les prive des retombées économiques essentielles au maintien de leur activité, constitue un frein à l’embauche et génère de nombreux contentieux juridiques. Dans un contexte économique tendu (hausse importante du prix des matières premières comme le beurre ou les oeufs, poids de la fiscalité), ce secteur reste encore trop confronté à des contraintes réglementaires obsolètes qui freinent son essor.

Selon Matthieu Labbé, délégué général de la FEB : « nous attirons l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de réviser la réglementation imposant une journée hebdomadaire de fermeture aux boulangeries et aux dépôts de pain. La liberté d’entreprendre, chère au président de la République, doit l’emporter dans un contexte où l’emploi et la croissance sont de retour. Le secteur de la boulangerie-pâtisserie est un des fleurons de la gastronomie française et de son rayonnement international. Pour que ce secteur continue de peser positivement sur la croissance et l’emploi, il est indispensable de lui donner les moyens de sa réussite. »

*Etude de l’Ifop pour la FEB réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 10 au 13 juillet 2017, auprès d’un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

A propos de la FEB – Fédération des Entreprises de Boulangerie
La FEB est une organisation professionnelle ayant pour mission de regrouper et représenter les entrepreneurs français de boulangerie, pâtisserie et viennoiserie. Elle comprend plus de 260 adhérents, soit 80% environ du secteur. La FEB représente 8,5 milliards de chiffres d’affaires dont 2 milliards à l’export.

Contact Presse : Edouard de La Loyère / edouard.delaloyere@shan.fr / 01 42 86 82 45
Contact Ifop : Frédéric Dabi / Mathilde Moizo / prenom.nom@ifop.com / 01 45 84 14 44


Document(s) joint(s)