CONJONCTURE DU 2e TRMESTRE : L’AGRO-ALIMENTAIRE AU RALENTI

Les dernières données économiques signalent un ralentissement de la conjoncture au 1er semestre 2016. Sur fond de baisse de production, de spirale déflationniste qui contraint la consommation, le solde commercial s’est dégradé. D’un point de vue prospectif, les derniers indicateurs ne plaident pas pour un redressement notable de l’activité dans le secteur agroalimentaire. Seule la production pourrait retrouver un peu de tonus dans les mois à venir, sans toutefois effacer le net recul jusqu’alors observé en 2016.

 

Côté demande, l’investissement progresserait en 2016 (+13% prévu), profitant du dispositif de sur-amortissement, finalement reconduit jusqu’en avril 2017. Ce sursaut serait toutefois insuffisant pour effacer une baisse globalement continue depuis 2008 (d’environ 20%). En revanche, la consommation serait toujours contrainte par une guerre des prix persistante en 2016, qui se poursuivrait dans les mois à venir selon les industriels dernièrement interrogés. Ainsi, malgré la bonne tenue du pouvoir d’achat (+1,6%, après+0,7% en 2014), confirmée par des perspectives de niveau de vie bien orientées selon les enquêtes, la consommation alimentaire devrait ralentir en 2016 (acquisde+0,6% à l’issue de juillet contre +1,2% observé en 2015).

La situation financière des entreprises agroalimentaires continue d’être fragile. Le secteur agroalimentaire échappe au redressement des marges constaté dans l’ensemble de l’industrie, désormais à leur niveau de 2007. En revanche, dans l’IAA, le taux de marge a reculé de près de 4 points depuis 2007. La baisse des marges a notamment été prononcée en 2015 (-2 points). (Sources  Insee –ANIA)