PRIX DU BEURRE : plus une alerte mais une crise majeure

La FEB (Fédération des Entreprises de Boulangerie) a pris la parole le 10 mai 2017, sur la hausse
alarmante du prix du beurre. Deux semaines plus tard, la hausse (alors de 87%) a franchi la barre
des plus de 100%. Il n’est plus question de seulement s’alarmer ; il s’agit, avec toute la filiùre, de
faire face Ă  ce que l’on peut, en toute luciditĂ©, qualifier de crise majeure sur fond de risque de
pénurie.
Une cotation Ă  5,37€ le kilo soit 65 centimes d’euro de hausse en deux semaines. C’est la rĂ©alitĂ©
à laquelle sont confrontés les entrepreneurs de boulangerie, viennoiserie et pùtisserie,
lesquels, voilà moins d’un an, achetaient le beurre moins de 3€/kg.
Ces niveaux de prix sont tout Ă  fait inĂ©dits. Le prix du beurre certes volatile n’avait jamais atteint
de tels sommets. La pĂ©nurie de beurre apparaĂźt comme une vraie menace pour la fin de l’annĂ©e
et entraßne un vent de panique sur les marchés.
Pour les produits de pùtisserie et de viennoiserie, à forte teneur en beurre, les préoccupations
des producteurs sont de deux ordres :
1‐ Ă©viter l’effondrement des marges atomisĂ©es par cette hausse
2‐ assurer sur le court et le moyen terme leur approvisionnement en matiùre premiùre
pour Ă©viter l’arrĂȘt des lignes de production
La FEB en appelle à la responsabilité de tous les acteurs de la filiÚre et notamment les acteurs
de la grande distribution et de la restauration pour que les fabricants puissent rapidement
répercuter dans leurs prix cette hausse. Les prix au consommateur des croissants, tartes,
brioches
 vont devoir augmenter sensiblement trùs rapidement.
Afin que le marché se détende et que les prix reviennent à des niveaux cohérents, appel est
également lancé aux industries laitiÚres pour mettre en fabrication davantage de beurre.
Il ne s’agit pas lĂ  de nĂ©gociation mais bien d’adaptation en temps de crise. Il en va de la survie
des entreprises et de l’emploi du secteur.


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